Accueil Date de création : 08/04/06 Dernière mise à jour : 01/02/10 18:33 / 32 articles publiés

Les vérités des autres...

Destin  (Les vérités des autres...) posté le samedi 30 mai 2009 11:40

Photo (c) Imagin'Air

.

C’est à cause de quoi, de qui,
Que la vie se met sur pause,
C’est quoi qui ronge morose,
Et plonge l’âme dans l’oubli.

Cette envie de vie qui sourit,
Et cette marque sur le front,
Les mots, les rimes tout s’enfuit
Pour finir par ne plus être éblouit.

Des mots restent pour comprendre,
Dire pardon et l’amour le prendre,
Dans mes poches mes cailloux à répandre,
Sur un chemin nouveau que je veux prendre

Mes bras levés pour dire que suis fier,
Pour oublier ce passé et ma colère,
Me brancher sur toi, mon lierre
Envahit de tes feuilles le mauvais hier.

Une douleur et deux « j’espère »,
Un ode à la vie comme prière
Je me réfugie dans ton image de lumière
Ma réalité est maintenant à l’abri de l’hiver

Dans mes mains un message pour demain,
Des mots sans fin, sans chagrin
Je m’en remets à toi comme destin,
Qui m’apportera tout sans le poids du rien.

 

lien permanent

Délire à Lélé....  (Les vérités des autres...) posté le mercredi 20 mai 2009 11:45

.

Si demain je ne savais plus qui j'étais, qui penserais-je être?
Peut-être un marin russe aimant les batailles navales?

Ou un boulanger passionné de couronne de roi ?
Je pourrais aussi me réveiller dans les bras d'une reine un peu déjantée.

Et puis j'irais manger quelques grenouilles dans les bassins à la française, avant de m'échapper par-dessus les haies que je hais.

Je jouerais du flûteau, pour que les chats mangent les rats sur mon chemin.

Et puis comme j'en aurais marre de baver dans ce bout de bois troué, je le jetterais derrière moi, et il irait se ficher dans une cheminée.

Je m'improviserais donc ramoneur, histoire de m'enduire de suie, pour me transformer en noir.

Là, je chanterais du jazz avec un superbe saxophoniste. 

Il me donnerait envie de le dessiner, alors je repeindrais la façade de la mairie à son effigie.

Le maire ne serait pas content, alors il me mettrait en prison, mais je séduirais le gardien avec des tours de magie et il me donnerait des clés de sol pour m'enfuir dans les souterrains.

J'y croiserais des ermites avec des barbes noires et blanches, rayées comme la peau des zèbres à dents carrées dont ils seraient parents.

Ils m'indiqueraient le chemin vers l'arbre aux couleurs, troisième fourmilière à gauche après le nid de vers de terre. Je le trouverais facilement et je construirais une échelle pour l'élaguer.

Je serais repeint en vert par les feuilles de lierre, ce qui me permettrait de gober les mouches sans que l'on me trouve.

J'offrirais une noix à un dentiste à la retraite reconverti en cuisinier, venu dormir sous l'arbre. Il m'offrirait sa toque pour me remercier et je lui sourirais.

Il me proposerait de devenir mannequin du dentier, mais je refuserais, parce que je préfèrerais devenir marchand de sable….

Rigolo, non ? Sourires, oui !

 

 

lien permanent

Larme pâle  (Les vérités des autres...) posté le samedi 16 mai 2009 14:47

Poème de Charles Baudelaire et création (c) Imagin'Air

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse;
Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d'une main distraite et légère caresse
Avant de s'endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l'azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,
Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.

 

 

lien permanent

Cheveux roses....  (Les vérités des autres...) posté le mardi 28 avril 2009 10:21

Poème de Louise Ackermann et Création (c) Imagin'Air

.

Levez les yeux ! C'est moi qui passe sur vos têtes,
Diaphane et léger, libre dans le ciel
pur ;
L'aile ouverte, attendant le souffle des tempêtes,
Je plonge et nage en plein azur.

Comme un mirage errant, je flotte et je voyage.
Coloré par l'aurore et le soir tour à tour,
Miroir aérien, je reflète au
passage
Les sourires changeants du jour.

Le soleil me rencontre au bout de sa
carrière
Couché sur l'horizon dont j'enflamme le
bord ;
Dans mes flancs transparents le roi de la
lumière
Lance en fuyant ses flèches d'or.

Quand la lune, écartant son cortège d'étoiles,
Jette un regard pensif sur le monde endormi,
Devant son front glacé je fais courir mes voiles,
Ou je les soulève à demi.

Sur le sol altéré je m'épanche en ondées.
La terre rit ; je tiens sa vie entre mes mains.
C'est moi qui gonfle, au sein des terres fécondées,
L'épi qui nourrit les humains.

Où j'ai passé, soudain tout verdit, tout
pullule ;
Le sillon que j'enivre enfante avec ardeur.
Je suis onde et je cours, je suis sève et circule,
Caché dans la source ou la fleur.

Un fleuve me recueille, il m'emporte, et je
coule
Comme une veine au cœur des continents profonds.
Sur les longs pays plats ma nappe se déroule,
Ou s'engouffre à travers les monts.

Rien ne m'arrête plus ; dans mon élan
rapide
J'obéis au courant, par le désir poussé,
Et je vole à mon but comme un grand trait
liquide
Qu'un bras invisible a lancé.

Océan, ô mon père ! Ouvre ton sein, j'
arrive !
Tes flots tumultueux m'ont déjà
répondu ;
Ils accourent ; mon onde a reculé, craintive,
Devant leur accueil éperdu.

En ton lit mugissant ton amour nous rassemble.
Autour des noirs écueils ou sur le sable
fin
Nous allons, confondus, recommencer
ensemble
Nos fureurs et nos jeux sans fin.

Mais le soleil, baissant vers toi son œil splendide,
M'a découvert bientôt dans tes gouffres amers.
Son rayon tout puissant baise mon front
limpide :
J'ai repris le chemin des
airs !

Ainsi, jamais d'arrêt. L'immortelle
matière
Un seul instant encor n'a pu se reposer.
La Nature ne fait, patiente ouvrière,
Que dissoudre et recomposer.

Tout se métamorphose entre ses mains
actives ;
Partout le mouvement incessant et divers,
Dans le cercle éternel des formes fugitives,
Agitant l'immense univers.



lien permanent

Combattant de vie....  (Les vérités des autres...) posté le dimanche 26 avril 2009 10:03

Poème de: Jean-Pierre Deville et Image (c) Imagin'Air

.

En un geste d’amour,
l’astre s’est glissé dans les draps du couchant
sans défaire les fils de soie
qu’il a tissés au large.

Tout d’un coup l’immensité se déshabille.

La fraîcheur est devenue l’amante
de cette nuit qui se donne.

Si nous nous blottissons contre elle,
c’est que nous sommes façonnés au dur labeur des forges,
coeurs éblouis de canicule, fourbus d’incandescence.

Ce soir, nous voulons tendre vers la profondeur bleue
d’horizons apaisés.

Il nous faut réparer nos forces
avant de mesurer notre éveil à l’insolence des jours.

La vie est un combat, dure loi.
Je ne lutte pas, je veux être,

le ciel enivre l’oiseau,
la mer épouse le rocher,
un baiser couvre un baiser,

Parce que nos vies sont un voyage d’amour de la vie,
Ô vie, donne-moi à aimer sans étancher ma joie !

A perte de vue, la mer,
à perte de vue, le regard des oiseaux et des hommes...

 

lien permanent



 

fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à korrigan

Vous devez être connecté pour ajouter korrigan à vos amis

 
Créer un blog